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Le Dépositaire Infidèle : par analogie, on suppose que le poète qui exagère ses images est un "dépositaire infidèle", face auquel la bonne poésie, pour lui faire comprendre son erreur, doit
marcher plein pot dans l'invraisemblance (les animaux parlent). Métaphore juridique.
Les Deux Pigeons : l'un veut voyager, son excuse est que le voyage dépeint à son "frère" lui sera d'un plaisir extrème. L'autre a bien compris que le logis confortable ne lui siéd plus. Mouillé
de pluie, grillé d'orage, pris par un lacs, menacé d'un vautour... invraisemblable, agréable cependant à écouter ! "De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines" : sans doute ébats, mais
certainement le récit que l'on vient d'entendre aussi, pour ça il n'est pas répété. Ça finit bien par manière de plaire, mais ça aurait pu finir mal : le poète reprend la parole pour garder
l'exclusivité du récit d'aventures, étant celui incapable d'aimer. La poésie est dangereuse.
Le Singe et le Léopard : la valeur n'est pas dans l'habit mais dans le fond (il faut bien penser ça pour aimer Esope). Noblesse des vers tragiques, valeur des vers sur les animaux.
Le Gland et la Citrouille : le gland tombe visiblement de par volonté du poète qui se fait Dieu en ce moment, le texte n'ayant pas besoin d'aller chercher des objets hauts, se contentant de
citrouilles pour se prouver.
L’Écolier, le Pédant et le Maître d’un jardin : de l'herméneutique. On n'apprend aux écoliers que le savoir encyclopédique, alors qu'il leur faudrait... des fables ?
Le Statuaire et la statue de Jupiter : sur le simulâcre et la vérité, du fait que l'homme se plaît bien plus au simulâcre. Déploration platonicienne.
La Souris métamorphosée en fille : métempsycose d'un rat en jeune fille qui épouse finalement un rat. Ce qui nous détermine n'est pas ce dont nous avons le corps, mais ce que Dieu a voulu de
notre âme. (?)
Le Fou qui vend la sagesse : fable à plusieurs niveaux de signification. Un fou vend un fil et un soufflet, un sage remarque qu'il faut rester à la longueur de ce fil faute de recevoir le
soufflet. Le fou ainsi explique métaphoriquement la distance qu'il faut pour le comprendre.
L'Huitre et les Plaideurs : herméneutique du plaisant. Régler ses problèmes seul.
Le Loup et le Chien maigre : de même. Ne pas retarder une bonne prise.
Rien de trop : la devise grecque est célèbre, ce n'est pas pour cela qu'elle est respectée ; comment alors faire suivre les préceptes par l'homme, le pire des intempérants ?
Le Cierge : comme Empédocle un cierge plonge dans la flamme pour durcir comme les briques : il est fondu. En effet les matières sont diverses ; rien n'est composé sur les mêmes éléments
contrairement à la doctrine d'Empédocle. L'originalité d'également le poème est irréductible. Cette fable n'est inspirée d'aucun Esope visiblement.
Jupiter et le Passager : illustration du commandement biblique de ne pas faire de promesses.
Le Chat et le Renard : "comme deux pèlerins", ils marchent mais se disputent. Le chat a un tour : il monte dans l'arbre. Le renard est rusé mais ne peut rien et se fait manger par des loups ;
pragmatisme qui semble contraster avec la diversité de La Fontaine ?
Le Mari, la Femme, et le Voleur : chanson d'amour exotique.
Le Trésor, et les deux Hommes : un suicidaire vole le trésor d'un autre qui se suicide à sa place. Il fallait l'élément pendaison ?
Le Singe et le Chat : le chat est berné par le singe qui lui prend le résultat d'un larcin. Comparaison avec les princes bernés par le roi ; deux métaphores enchâssées qui éloignent
l'identification.
Le Milan et le Rossignol : un rossignol veut réciter l'histoire de Térée (amoureux de Philomène à cause de sa voix, la viole ; Philomène se transforme en rossignol pour lui échapper à la fin de
l'histoire) à un milan qui le menace ; mais ventre affamé n'a point d'oreille. Nécessité d'une oreille attentive aux beautés du conte et aussi, nécessité de ne pas vivre que de chants cf le Chat
et le Renard.
Le Berger et son Troupeau : fable qui rappelle les paraboles. Ici on même les Deux Fils (l'un qui promet sans obéir, l'autre qui refuse, se repend et obéit) et le cadre du Bon Pasteur.
Discours à Mme de la Sablière : selon Descartes les animaux sont des machines. Mais une tribu de castors est mieux organisée que la République de Platon. Joue Platon contre Epicure dont il est
partisan.
Les Deux Rats, le Renard, et l’Œuf : seconde partie du Discours précédent. Les animaux ont une intelligence au service de leurs plaisirs et nécessités. (?)